01.10.2011

Intelligence Animale

 

Des études récentes remettent en cause la représentation que nous avions pour la plupart des capacités de perception des animaux.

 

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Bien sûr et évidemment, ces êtres n’ont pas les mêmes possibilités que l’humain, notamment en termes de capacités d’échange et de langage. Mais il apparaît pourtant que le langage limité, n’empêche nullement le penser, l’intuition et l’imagerie mentale. En d’autres termes et tout comme les humains, les animaux sont des êtres sensibles à leur environnement et d’ailleurs, la dépression par exemple est aussi susceptible de toucher certains d’entre eux.

Cela vient dire l’impérieuse nécessité de respecter d’autant plus ces êtres, qui n’ont pas les mêmes moyens de se défendre que nous. Cela vient dire par la simple observation et au travers de nos intuitions, que l’humain plutôt que de traiter les animaux comme une sous race destinée à la production, a encore beaucoup à apprendre d’eux.

Pour exemple : vous êtes stressés, angoissés et n’avez pas le temps hebdomadaire de participer à des séances de relaxation. Le chat nous apprend beaucoup sur la manière de s’étirer, de trouver le bon endroit où se poser et de prendre soin de soi.

Pour exemple encore : écouter le chien qui dort et qui émet dans le même temps de petits aboiements : il est dans ses rêves, sans doute en une course qu’il se représente et qu’il vit de façon intense, comme nous vivons nos rêves.

Convient-il de rappeler l’intuition des vaches avant les tremblements de terre, dont témoignent les habitants des zones sismiques ?

Faut-il rappeler l’instinct parental protecteur de la plupart des animaux vis-à-vis de leurs progénitures ?

Comment ne pas être épaté des capacités à s’orienter bien mieux que nous, de certaines races d’animaux.

Que penser des capacités de mémoire de l’éléphant qui vont possiblement bien au-delà des nôtres ou de la persévérance de la tortue qui pourrait être un exemple à méditer ?

Quand allons-nous, nous tous, nous décider à communiquer enfin avec eux, pour humblement commencer de percevoir ce qu’ils ont à nous dire ?

Ils ont tous des capacités acérées, autres et différentes des nôtres, qui nous seraient sans doute bien utiles en certaines situations.

 

Nous ne pouvons donc nous absoudre de nos responsabilités et nos devoirs à leur égard, parce qu’il leur arrive à eux aussi et plus souvent qu’à leur tour, d’être dans la souffrance physique ou psychique. Un de nos rôles ici, sur cette basse terre, est d’en prendre soin dans les gestes au quotidien et de refuser d’enlever des vies qui ne correspondent pas à la nécessité du bien commun. La législation n’est peut-être pas suffisamment sévère à ce sujet et peut-être surtout, les consciences pas suffisamment éveillées.

 

Nous ne pouvons pas faire comme s’ils n’étaient pas là pas plus que nous pouvons refuser de les entendre dans leurs modes originaux d’expression.

Les animaux comme les humains ont besoin d’être CONSIDERES,

même  dans le cadre des élevages intensifs

 

Miaou … MeuhOuaf … OuafCot…Cot…Cot

20.09.2011

l'Anxiété Epidémique

 

L’anxiété variant dans son intensité d’un individu à l’autre, peut être permanente ou ponctuelle. On peut la situer comme étant une inquiétude intensifiée se situant en amont de l’angoisse, présente la particularité de ne pas laisser le mental se reposer,

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et s’associe à un sentiment d’insécurité éprouvé

L’anxiété permanente, émane souvent d’une transmission inter générationnelle.

L’anxiété ponctuelle, est plus liée aux événements du présent mais peut néanmoins durer et être collective. Il est plus aisé de se libérer d’une anxiété sous influence de l’extérieur que de se débarrasser d’une anxiété chronique installée de longue date.

Le 1er pas, pour se libérer de ce phénomène est d’en prendre conscience et d’accepter l’idée qu’il se pourrait bien que l’anxiété influence effectivement le comportement. Le regard d’un ou d’une proche, d’un ami, leurs observations, permettent souvent de mieux réaliser dans quel état nous sommes, pour peu que l’individu concerné ait un tantinet envie d’y regarder de plus près.

Le 2ième pas, va consister à observer les situations particulières de la vie quotidienne qui déclenchent ou activent plus spécifiquement le phénomène anxieux

Le 3ième pas, une fois un certain nombre d’informations recueillies à propos de soi, va consister dans les moments dits perdus, à s’interroger à propos de la présence de cette anxiété

Mes parents étaient-ils des gens aisément anxieux ?

Etais-je moi-même un enfant aisément inquiet ?

Quel type de situation me faisait plus particulièrement stresser ?

Dans le présent, mon anxiété est-elle partagée par l’ensemble de ma famille ?

Les gens de mon environnement proche (amis, voisins…) partagent-ils en ce moment les mêmes préoccupations que moi ?

Mon anxiété me paraît-elle disproportionnée ?

Dois-je faire un effort pour qu’elle me laisse un peu en paix ?

Me rend t’elle parfois irritable ?

M’empêche t’elle de réaliser des projets ?

Ma corporation professionnelle est t’elle, elle-même, tout autant anxieuse ?

Quel est l’état actuel de la société ?

 

Les réponses à ces quelques simples questions sont déjà susceptibles de donner des indications à propos de soi :

 

a)- Le fait d’être le seul au sein d’un groupe à ressentir une anxiété particulière indique la plupart du temps en fonction de l’intensité de celle-ci et de sa permanence, la nécessité de consulter

b)- Le constat d’une ambiance familiale teintée d’anxiété demande à interroger le sentiment d’insécurité éprouvé et  partager les interrogations

c)- L’anxiété partagée par la corporation demande de se tenir au courant des évolutions

d)- L’anxiété émanant de l’ensemble de la société demande de se prémunir des phénomènes de groupe qui sont à tout moment, susceptibles de devenir irrationnels

 

C’est individuellement, au travers d’un éclaircissement et d’une identification des composantes de l’anxiété, qu’il est progressivement possible de s’en défaire et ce faisant, d’être plus tranquille avec soi-même, plus serein face aux événements.

 

Il convient cependant de ne jamais oublier que l’anxiété, la peur ou l’angoisse sont globalement des signaux d’alerte d’un danger réel ou potentiel qu’il s’agit de décoder, parce que nous avons besoin de nous préserver

 

 

 

07.09.2011

Talents d'Agriculteurs

 

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Talent de savoir mesurer une parcelle à l’œil

Talent de percevoir quasi intuitivement la maladie dont souffre un troupeau

Celui de savoir s’organiser

Talent de trouver une source là où personne ne trouve rien

Talent de sentir quand le blé est mûr

Celui d’être créateur, novateur et celui d’entreprendre

Talent de gestionnaire

Celui de ressentir la météo

Celui de savoir traduire la beauté de la nature

Celui de savoir la préserver

Celui d’être capable d’entendre le chant des saisons

Celui d’être visionnaire

Celui de pouvoir réfléchir profondément

Celui de savoir préserver sa monture

Celui de ne pas se laisser abattre facilement

Celui d’être apte à réunir la tête et les jambes

Celui de savoir transmettre la beauté du métier

…  et de nombreux encore plus nombreux autres ….

Dont certains s’ignorent

Dont certains sont mal maîtrisés

Dont certains sont absents.

Mais tout un chacun en a au moins un en lui

à peut-être mettre au service

de la traditionnelle culture paysanne de l’entraide

05.09.2011

Lésinerie

 Maxime qui a une grosse exploitation s’est acheté un « round-baller » performant et pour le rentabiliser va aussi botteler à la demande, le foin des fermes environnantes plus petites, dont les agriculteurs n’ont pas les moyens d’acheter ce type d’engin

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Vous le savez ou ne le savez pas, différents réglages de la machine sont possibles qui tendent à serrer de manière plus ou moins dense la botte et notre cher Maxime se fait payer à l’unité, c’est-à-dire au rond-baller.

Une observation toute simple permet logiquement de constater que + Maxime réalise de bottes et mieux il est payé : on va dire que cela va de soi.

Un vieux dicton suggère que « les petits ruisseaux font les grandes rivières » et Maxime ne l’a sans doute pas oublié, comme une sorte de petite musique obsédante qui l’accompagne là où il va. Il arrive que la lésinerie soit de mise au point de desserrer largement les crans de la machine en question,  afin vous l’aurez compris, qu’il y ait au bout du compte, encore plus de « round-baller » enroulés qui rapporteront quelques euros de plus.

Cela se passe sans compter ensuite avec les difficultés induites, au moment de transporter à la ferme les dites bottes de foin, parce qu’elles ont alors une fâcheuse tendance à se défaire au moment du chargement.

C’est tant pis pour l’empathie vis-à-vis d’autrui mais bon pour le porte-monnaie et c’est à se demander jusqu’où peut aller, la propension au toujours plus qui tend malheureusement à abimer les relations

22.08.2011

Les repères du sacré

Au cours des siècles précédents, les penseurs indiquaient à la population ce qui était sacré de ce qui ne l’était pas, en tant que repères orientés induisant une adaptation  des comportements. Les moeurs et les temps changent au point où aujourd’hui la notion de sacré est plus difficile à définir

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Il y a dans la population, de nos villes comme de nos campagnes, les gens qui croient sous diverses formes et ceux qui ne croient pas en l’existence d’un être supérieur. Nous bénéficions encore et heureusement de la liberté de nos convictions personnelles, que la plupart d’entre nous, ressentons intimement.

Nous bénéficions aussi et heureusement de la possibilité de nous questionner personnellement à propos de ce qui paraît sacré à nos yeux, variable d’une personne à l’autre. Il est souvent et de ce point de vue, plus aisé de marcher dans des pas processionnaires que de se forger une pensée personnelle.

Pourtant, les ressentis et les vécus personnels, dans un dialogue de soi avec soi à confronter aussi avec autrui, sont un champ d’investigation d’une richesse incomparable, tant dans le domaine du sacré que dans d’autres. Nous transportons avec nous et en nous le laboratoire qui nous permet d’orienter nos vies et nos comportements, pour peu que nous soyons attentifs à nos intuitions, à la qualité de nos relations à autrui, à ce qu’elles nous font vivre, pour peu que nous soyons quelque peu mais sans envahissement psychique, dans une certaine réflexion.

Notre liberté psychique intérieure nous autorise à mettre dans le domaine du sacré ce que l’on veut : serait-ce la beauté, l’harmonie, l’amitié, l’entraide, la vie elle-même, l’honneur, l’altruisme, le respect d’autrui et de ses valeurs, l’art, le sommeil, la ou les religions, la démocratie, le goût et les saveurs, les convictions, les souvenirs d’enfance, les relations amoureuses …  toute une hiérarchie possible et composite peut être envisagée dans notre système de valeurs individuelles jusqu’à personnellement, avoir la conviction de s’élever au digne rang d’être véritablement un être humain, avec ses qualités et ses défauts, avec ses possibles et ses limites.

Dans un monde aux repères brouillés, dans lequel certaines personnes sont pour d’autres illusoirement classées au rang des dieux, où les réunions de foule prennent une apparence cérémoniale, il paraît essentiel que chacun parvienne dans un regard critique, à se définir un certain nombre de repères assurés, qui participent de l’affirmation de soi, de l’affermissement de la personnalité …